Le bassin versant du lac Memphrémagog a la particularité d’être transfrontalier. Il compte de nombreux lacs et tributaires d’importance. Les associations riveraines sont actives, et plusieurs d’entre elles sont membres du réseau Sentinelle des lacsCarte1pdeMemphreLe lac Memphrémagog est la source d’approvisionnement en eau potable la plus importante de la zone Saint-François, ce qui lui confère un statut particulier. Les villes de Magog, Sherbrooke, Potton ainsi que Saint-Benoit-du-lac utilisent ce plan d’eau pour approvisionner leurs résidents. Des occurrences de cyanobactéries sont signalées chaque année, ce qui peut limiter les usages de ce plan d’eau à forte valeur récréotouristique.

 

Carte2pdeMemphrPlusieurs tributaires ont une qualité de l’eau préoccupante. La ceinture des premiers 100 mètres est habitée par 1600 résidences branchées majoritairement sur des fosses septiques individuelles. Le grand nombre d’embarcations sur le lac donne lieu à des conflits d’usage et peut également affecter la qualité de l’eau. Une modélisation des apports de phosphore estime que 70% des nutriments proviennent des trois principaux sous-bassins situés au Vermont. Les activités agricoles y sont très importantes.

Le lac Lovering est oligo-mésotrophe et est régulièrement touché par le cyanobactéries. En plus des activité de plaisance, on retrouve trois plages sur les pourtours du lac.  Les données de qualité de l’eau démontre une source importance de coliformes fécaux et de phosphore au ruisseau Campagna. Certaines habitations de ce secteur possèdent une fosse septique, mais elles ne sont pas nombreuses.  On retrouve également une zone agricole importante en amont. Ces deux sources pourraient expliquer la forte charge en phosphore et en coliformes fécaux.

Problèmes retrouvés :

  • Surplus d’éléments nutritifs
  • Présence de cyanobactéries
  • Présence d’organismes pathogènes